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Mar

Reprendre une entreprise, la bonne idée ?

 On le sait, beaucoup d’entreprises âgées sont à reprendre en Wallonie. Chez ALPI, le nombre de dossiers de reprise va crescendo, de l’horeca à l’atelier de menuiserie. En plus des postes créés, il faut souligner que reprendre une entreprise permet aussi de maintenir les emplois et les partenariats existants.

Continuer une affaire déjà lancée, plus facile ou plus compliqué que d’en créer une de toutes pièces ? Qu’il s’agisse d’une reprise intrafamiliale ou externe, « il y a pas mal de paramètres à prendre en compte », explique Marc Winniczek, conseiller ALPI. « Quand on reprend une entreprise, on peut analyser des données comptables existantes, ce qui représente un gain de temps considérable dans l’étude d’un projet. » Mais poursuivre une aventure comporte aussi son lot de questions, par exemple quant au report de certaines responsabilités vers le repreneur. Ce sont aussi pas mal de défis : «Il s’agit la plupart du temps de donner un nouvel élan, une touche différente », complète Didier Pire, conseiller ALPI. Comme Boris qui reprend la sandwicherie de sa maman à Verviers, mais qui revoit la carte et modernise la façade. Ou Mallaury qui remet des couleurs dans ce bar à thé fléronnais. Ou encore Valéria, qui poursuit à sa manière les 20 années de travail d’une agence bruxelloise active dans l’évènementiel.

« Les dossiers de reprises sont spécifiques à accompagner car leur contexte va influer énormément sur l’aboutissement des négociations, explique encore Didier Pire. Lorsque le cédant est pressé, la période d’analyse, de négociation, de recherche de financement doit parfois être condensée, ce qui n’est pas toujours évident pour le candidat repreneur. » Et d’ajouter que l’improvisation n’a pas sa place dans un dossier de reprise, il faut, comme pour tout projet, une bonne dose de structuration et de planification.

Une relation se tisse souvent entre le cédant et le repreneur, et sa qualité aura une influence sur le projet final. Des conseils, des clients à satisfaire encore, des fournisseurs avec lesquels continuer à travailler, des filons et des complicités qui « rassurent, mais qui mettent aussi une certaine pression » assurent nos candidats repreneurs. On leur souhaite de continuer, avec la manière, à leur manière !